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VAE DEEJE : ce que le jury attend réellement sur les blocs de compétences 1 et 2 (DC1)

  • 1 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 févr.

En VAE DEEJE, beaucoup de candidates travaillent sérieusement, décrivent leur quotidien avec précision… et pourtant, le jury reste réservé. Pourquoi ? Parce que le jury n’évalue pas l’engagement ni l’expérience en tant que telles. Il évalue la correspondance avec les critères du référentiel.


Les blocs de compétences n°1 et n°2 sont particulièrement concernés par ces incompréhensions.


Avant d’aller plus loin, je t’invite à regarder cette courte vidéo. Alexia ;)

En moins de 4 minutes, j’y explique ce que le jury attend réellement sur les blocs de compétences 1 et 2 en VAE DEEJE. Pas ce que les candidates pensent devoir montrer, ni ce que le terrain valorise spontanément, mais ce qui est concrètement évalué à partir du référentiel. Si tu travailles actuellement ton dossier ou que tu t’interroges sur ce qui fait la différence devant un jury, cette vidéo te donnera une première grille de lecture indispensable.





Le regard du jury : une logique d’évaluation, pas de narration

Le jury ne lit pas un dossier comme un récit professionnel. Il le lit avec une grille d’évaluation structurée, issue du référentiel de compétences.

Chaque écrit, chaque situation, chaque analyse est passée au crible pour vérifier :

  • une compétence identifiable,

  • une posture professionnelle,

  • une capacité à analyser sa pratique.

Les intentions, les valeurs ou le “bon sens” ne suffisent pas s’ils ne sont pas traduits en compétences observables.


Bloc de compétences n°1 : ce que le jury vient valider

Le bloc 1 porte sur l’accompagnement individuel et collectif du jeune enfant. Le jury cherche à vérifier que les pratiques éducatives ne sont ni automatiques ni routinières.

Il observe notamment si la candidate est capable de :

  • adapter ses pratiques au contexte d’accueil,

  • observer l’enfant et le groupe avant d’agir,

  • ajuster sa posture professionnelle,

  • installer une relation sécurisante permettant le développement global de l’enfant.

Décrire une activité, un atelier ou un moment du quotidien n’est pas suffisant. Le jury attend que les choix éducatifs soient pensés, argumentés et reliés aux besoins fondamentaux du jeune enfant.

L’enfant doit apparaître comme acteur de son développement, et non comme un simple bénéficiaire de propositions adultes.


Bloc de compétences n°2 : une analyse souvent sous-estimée

Le bloc 2 concerne l’analyse de la construction d’un projet d’accompagnement de la famille. C’est l’un des blocs les plus fragilisés en VAE.

Le jury n’évalue pas la qualité relationnelle ou la bonne entente avec les parents. Il cherche à comprendre si la candidate sait :

  • analyser les liens entre l’enfant et sa famille,

  • reconnaître et soutenir la fonction parentale,

  • construire une cohérence éducative entre la famille et la structure,

  • inscrire son action dans un cadre institutionnel et collectif.

Ce bloc ne parle pas uniquement de relation. Il parle de projet, de continuité éducative et de positionnement professionnel.


Une erreur fréquente : cloisonner les blocs

Beaucoup de candidates abordent :

  • le bloc 1 uniquement par l’enfant,

  • le bloc 2 uniquement par les parents.

Or, le jury attend une articulation constante entre :

  • l’enfant,

  • sa famille,

  • la structure et son projet éducatif.

L’action éducative auprès de l’enfant et l’accompagnement de la famille ne sont pas deux champs séparés. Ils se répondent en permanence.


Ce que le jury évalue en filigrane

Sans que cela soit toujours formulé explicitement, le jury observe :

  • la capacité à prendre du recul,

  • la cohérence du raisonnement professionnel,

  • le positionnement éthique,

  • la compréhension du cadre institutionnel.

Ce n’est pas uniquement ce que fait la candidate qui est évalué, mais la manière dont elle pense et analyse sa pratique.


Pourquoi l’accompagnement fait la différence

Beaucoup de candidates ont les compétences sur le terrain. Peu savent les traduire selon la logique attendue par le jury.

Comprendre les attentes ne suffit pas toujours. Encore faut-il savoir :

  • sélectionner les situations pertinentes,

  • les analyser avec le bon niveau de lecture,

  • répondre précisément aux critères du référentiel.

C’est souvent à cet endroit que l’accompagnement devient un levier décisif.

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